Par ses choix radicaux et son implantation dans le paysage aride avec des effets de continuité entre dedans et dehors, la villa Corsica évoque l’architecture des Case Study Houses de Los Angeles dans les années 1960, les projets de Pierre Koenig, Charles et Ray Eames, ou Richard Neutra. La modernité vient du travail de l’espace et des juxtapositions raffinées de matériaux bruts avec des matières plus précieuses. La subtilité des espaces est obtenue, comme souvent dans le vocabulaire AW2, par la juxtaposition des volumes simples de différentes hauteurs qui s’intersectent et s’assemblent pour créer des jardins, des patios, des cours qui ancrent la maison dans le paysage. Le chic des matériaux, c’est d’opposer les murs en pierre rugueux et texturés au lisse du béton brut, d’utiliser un bac acier brillant pour le plafond ou un claustra en brique brut, de marier des tissus chamarrés à des palettes industrielles en bois.

Les espaces extérieurs sont la prolongation naturelle de l’esprit de la maison, rythmés qu’ils sont par les volumes simples des ombrières en acier galvanisé qui supportent des canisses. La longue piscine est mise en scène par un mur de fond coloré et la confrontation des deux rives : d’un côté un alignement rythmé de pergolas qui créent des effets d’ombre, de l’autre un confortable salon extérieur. A l’intérieur, l’originalité et le cachet de la maison viennent du contraste entre l’effet presque industriel d’un loft (béton brut, bac acier) au grand espace fluide, avec le raffinement des tissus, des meubles vintage ou des vasques sur mesure. Discrètement chic, brute et raffinée, joyeuse, méridionale et californienne, moderne, la villa ne s’en insère pas moins parfaitement dans son environnement grâce à l’implantation de ses volumes dans la topographie existante, à la texture de la pierre et à son recours à la végétation aride.

Villa privative

400 m²

Crédit photos : Mikaël Benard

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